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  • 10 juin 2017

    "Le choix ou non d'accueillir des réfugiés doit rester libre, il ne peut être imposé aux États. Au XXIe siècle une Union européenne qui se veut progressiste ne peut procéder comme elle le fait à des déplacements forcés de populations", a souligné le ministre Witold Waszczykowski dans un entretien accordé au Figaro.

    Interrogé sur la position des autorités polonaises sur la question migratoire ainsi que sur la relocalisation des migrants, Witold Waszczykowski a fait remarquer qu’il existait à ce sujet de nombreux malentendus – Il faut distinguer deux questions : la question des migrants et celle des réfugiés. La décision concernant l’accueil de migrants n’appartient pas à l’UE car elle relève de la compétence des États et dépend des capacités individuelles [d’accueil des migrants] pour chacun d’eux – a dit le chef de la diplomatie polonaise. Il a également souligné que la politique actuelle d’accueil des immigrés menée par la France et l’Allemagne, bien que correspondant à une décision souveraine des autorités de ces pays, n’a pas été sans conséquences pour les États par lesquels passent les routes migratoires. Se référant à cette question, le ministre Waszczykowski a constaté que sans la création d'une garde européenne de défense des frontières, nous ne serons jamais en mesure de résoudre définitivement la crise migratoire.

     

    En évoquant les relations franco-polonaises, le chef de la diplomatie polonaise a fait remarquer que la question de la rupture des négociations en vue d’acheter des hélicoptères pour l’armée polonaise ne devrait pas affecter négativement l’état des relations bilatérales entre nos deux pays. – Je ne pense pas que l’échec d’un contrat soit une raison suffisante pour remettre en question des relations qui ont toujours été très bonnes. La France et la Pologne font face à de nombreux problèmes concrets, tels que le Brexit, l’avenir de la zone euro, l’insatisfaction croissante des populations vis-à-vis de la forme actuelle de l’UE y compris en France, qui nécessitent une action commune – a-t-il fait remarquer.

     

    Le ministre a affiché la volonté que des visites officielles soient organisées entre les deux pays, afin de mieux connaitre la vision européenne du nouveau président français Emmanuel Macron.

     

    Witold Waszczykowski a noté que les forces de l’OTAN déployées sur le territoire polonais en réponse à la politique agressive de la Russie sont des moyens assurant la sécurité en cas de menaces à caractère « hybride ». – Les décisions de l’OTAN peuvent être suffisantes dans le cadre de conflits hybrides, mais si la Russie continue de développer son potentiel militaire et de menacer l’Occident il faudra réfléchir à de nouvelles solutions. La présence d’armées de l’OTAN et l’installation d’éléments du système de défense antimissile prouvent que la Pologne est devenue un membre à part entière de l’Alliance. Jusqu'à l'année dernière, nous ne pouvions compter que sur les promesses de protection inhérentes à l'article 5 [consacré à la défense collective]. Avec les unités [de l'OTAN], nous en avons la preuve – a constaté Witold Waszczykowski. Il a ajouté que Donald Trump a confirmé lors de discussions polono-américaines d'engagement des États-Unis d'Amérique à la Pologne et la construction d'une sécurité européenne fondée sur l'Alliance atlantique.

     

    Bureau du Porte-parole

    Ministère des Affaires étrangères

     

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