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  • 12 mai 2017

    – La Pologne et la France sont liées par de proches relations longues de plusieurs siècles, le respect pour les mêmes valeurs universelles, tout comme une sensibilité semblable de nos sociétés. Au cours de l'histoire, notre coopération a prouvé à de nombreuses reprises sa signification et son efficacité – écrit dans le quotidien Rzeczpospolita le chef de la diplomatie polonaise.

    – Afin de construire en commun l’avenir non seulement des relations bilatérales, mais également celui d’une Union forte, nous devrions dialoguer plus souvent avec nos amis français. J’ai rappelé cela à de nombreuses reprises à l’occasion de rencontres bi- et multilatérales au niveau international – souligne Witold Waszczykowski en notant que les défis auxquels fait face aujourd’hui l’Europe exigent d’entreprendre des actions communes. « Je perçois un grand potentiel dans la recherche de solutions communes, principalement dans le cadre du Triangle de Weimar. Je compte sur le fait que le nouveau président français partagera ce point de vue et soutiendra de considérables actions visant à raviver ce format, qui formait des années durant un important forum de coopération bénéfique pour l’Union européenne élargie » ajoute le chef des Affaires étrangères.

     

     

    Comme l’a indiqué Witold Waszczykowski « la construction d’une Union européenne forte est notre objectif commun, même si nous nous différencions à plus d’un titre dans le choix des moyens nécessaires pour réaliser cette vision ». – En Pologne nous estimons que seule une Union cohérente, « à la vitesse uniforme », englobant tous les États membres et prenant en compte les intérêts de toute la Communauté, peut être une réponse aux défis contemporains et peut permettre de faire face aux attentes de nos concitoyens – écrit le chef de la diplomatie polonaise. Il ajoute par ailleurs que « nous pouvons avoir de plus en plus souvent le sentiment que les États de la « vieille » Union essayent de blâmer les « nouveaux » membres pour leur propres problèmes ». Nous nous opposons à une telle narration, et nous estimons que les « vieux » États membres, tout comme les États membres qui ont adhéré à l'Union européenne il y a 13 ans, bénéficient de l'intégration notamment sur le plan économique, géostratégique et social – souligne le ministre.

     

    Le chef des Affaires étrangères souligne que « tout comme la France nous désirons également que l’Union soit un acteur économique fort et efficace – car le développement économique de l’Union est bénéfique à nos concitoyens ». – Nous considérons toutefois que le protectionnisme n’est pas une bonne solution pour palier à la crise. En revanche, l’approfondissement des quatre libertés du marché unique, notamment la libre circulation des personnes et la liberté de la prestation des services, serait plus adéquat. Si nous désirons une Europe compétitive, capable de faire face aux défis mondiaux, nous, les hommes politiques européens, ne devrions pas nous laisser tenter par des solutions d’apparence simples mais qui, somme toute, restent populistes. Celles-ci ne sauraient non seulement assainir la situation actuelle mais, de plus, elles seraient susceptibles de faire en sorte que l’Union soit de plus en plus en retard dans la course au niveau mondial – remarque Witold Waszczykowski.

     

    – La Pologne reste ouverte à un dialogue approfondi, entre partenaires, avec la nouvelle équipe dirigeante. Nous espérons que le mandat d’Emmanuel Macron permettra « une nouvelle ouverture » dans les relations franco-polonaises, qui se concrétisera par la réalisation de projets communs, notamment au niveau de l’UE, de l’OTAN, de l’ONU, ainsi que dans le cadre du Triangle de Weimar – conclut le chef de la diplomatie polonaise.

     

    Source: Rzeczpospolita

     

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